Surmenage, épuisement

Le contenu et les méditations qui suivent sont proposées par Stéphany Pelissolo, psychologue clinicienne.

La situation

Dans le contexte de la crise sanitaire, le surmenage et l’épuisement peuvent survenir dans plusieurs situations. Si cette situation vous inquiète, vous angoisse, il se peut que vous soyez en permanence embarqués dans des tourbillons de pensées ou submergés par des vagues d’émotions, entrainant alors des troubles du sommeil et une fatigue psychologique importante.

Vous travaillez dans un secteur qui est pleinement impliqué dans la résolution de cette crise (secteur médical, politique, industrie pharmaceutique…), vous vous sentez peut-être pressurisé par l’urgence de la situation. Ce qui semble jusqu’ici tout à fait normal ! En tant qu’être humain, nous avons cette propension à être attentifs aux besoins des autres et à faire en sorte de répondre à ces besoins. Celle-ci est décuplée en temps de crise et nous déployons alors beaucoup d’énergie pour face à la situation sans prêter attention à nos propres besoins et nos propres limites. Le risque est grand alors de se réveiller un matin avec cette sensation de paralysie, de lourdeur qui empêche toute réflexion et tout mouvement. Ou encore de ressentir des sensations désagréables dans votre corps, tels que des palpitations cardiaques, un souffle court, des sensations de vertige, de dépersonnalisation. Il ne s’agit pas ici des symptômes d’une maladie somatique mais de signes d’alerte que vous envoie votre corps pour vous informer que votre batterie est déchargée et qu’il est temps de vous arrêter, de vous reposer et de prendre soin de vous.

 

Comment le soigner ?

Repos, repos et encore repos !

Pour vous y aider, vous pouvez appliquer le petit programme de méditation ou bien si vous sentez que des symptômes de dépression sont associés à cet état, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé mentale.

Pratiquez d’abord la méditation du lac, juste vous poser, être présent à votre corps, le laisser se fondre dans le support sur lequel vous êtes regardant avec recul la manière dont vos pensées agitent la surface du lac; ou le scan corporel qui est un outil précieux pour apprendre à désengager votre attention de ce qui est douloureux (pensées ou images d’un événement qui fait mal ou d’une douleur physique) ; à prendre des nouvelles de votre corps et le réapprivoiser ; à recharger vos batteries !

Puis vous pourrez faire la méditation de la bienveillance :

Cette méditation aide à cultiver l’amour pour soi-même mais aussi pour les autres. Elle est toujours utile quand on rumine une rancœur à l’égard de soi-même ou de quelqu’un et qu’on n’arrive pas à passer à autre chose. Être malveillant à son égard et à l’égard des autres nourrit la souffrance ! Cette méditation est aussi très bénéfique quand on manque de confiance en soi ou encore lorsqu’on est « dur au mal » et persuadé que le bonheur est réservé aux autres.

et enfin celle de la compassion :

Cette méditation est particulièrement utile quand on estime mériter sa souffrance ou encore qu’on se dit qu’il y a bien plus malheureux que soi. Ces attitudes ne permettent pas de prendre soin de soi et de sa souffrance, au contraire ! Cette méditation vous invite à prendre conscience que malgré vos faiblesses, malgré vos fêlures, vous méritez comme tout être humain d’être soulagé de votre souffrance.

Pratiquez la méditation « la rivière de la vie » vous permettra d’accueillir, de permettre à ce qui est d’être! Loin d’être simple et pourtant, ici et maintenant, dans le contexte de la crise sanitaire, c’est la meilleure attitude à cultiver pour ne pas rentrer dans le cercle vicieux de la souffrance!